5 bonnes raisons pour ne pas bloguer sur TechnoMontréal

Depuis que le blogue existe, celui-ci doit faire face à une nuée de mèmes, aussi appelé taggage. Son ancêtre portait le nom de série de courrier électronique, qui devait certainement avoir son origine dans une chaîne de l’amitié quelconque sur du bon vieux papier de cellulose.

Récemment, Vincent Abry a transféré au Québec le tag que lui avait envoyé le Chauffeur de Buzz, lui-même touché par Jean-Marie, l’auteur du buz en question. Ce mème offrait de partager “5 raisons pourquoi je blogue”, qui en bon français se traduirait par 5 raisons pour lesquelles je Etoileblogue.

L’initiative de TechnoMontréal d’ouvrir ses lignes à des auteurs externes a provoqué quelques questionnements sur le sujet. Les motivations des uns ont fait face aux réticences des autres. Pour enrichir le débat, voici 5 bonnes raisons pour ne pas bloguer sur TechnoMontréal :

  • Vous possédez déjà une excellente notoriété sur la blogosphère et ça vous suffit amplement. Il est vrai qu’avec un blogue bien établi, et la reconnaissance de ses pairs, quel serait le bénéfice d’écrire sur un blogue moins achalandé? Pour les plus aventureux, il serait cependant possible de faire du cross-posting, un néologisme qui consiste à mettre en ligne son article sur deux blogues différents. Par exemple sur son blogue et sur celui de TechnoMontréal.
  • Vous ne voyez pas l’intérêt de donner du temps pour une cause communautaire. Il est déjà assez difficile de régler ses propres problèmes, ce n’est pas pour s’occuper de ceux de ses voisins. Vous avez raison, charité bien ordonnée commence par soit même.
  • Vous ne pensez pas que Montréal vaille le coup d’en faire la promotion. Montréal est une ville plaisante où il fait bon développer ses affaires. Ce serait dommage que d’autres découvrent ce petit paradis pour les entrepreneurs en technologies.
  • Vous êtes déjà grassement payé pour rédiger sur votre blogue, celui d’une entreprise ou mieux encore, celui d’un média, qu’il soit radiophonique, télévisuel ou de la presse. Comme le blogue de TechnoMontréal est un projet collectif, aucune rémunération n’est de mise.
  • Vous souffrez d’agoraphobie. Le médecin vous a conseillé d’éviter tous contacts, fussent-ils électroniques. Pour cette raison, vous faites uniquement des affaires par fax ou pagette. Il y a des choses à prendre au sérieux !

Connaissez-vous d’autres bonnes raisons de ne pas bloguer sur TechnoMontréal ? Si c’est le cas, l’espace pour les commentaires ci-dessous vous est entièrement dédié.

Quebec gamers can now play in the language of their choice

Mme Christine St-PierreI attended the Office québécois de la langue française (OLF) press conference yesterday where a new agreement with the Entertainment Software Association of Canada (ESAC) on the availability of video games in French in Quebec was announced. Read the press release here.

To my surprise, I learned that only about 40% of the games currently available on the Quebec market have a French version. I thought that since games are developed for international release and would contain a French version for France, they could be available in French here.

But, as my discussions with several people yesterday proved, it’s not that simple a matter. Broadcast standards are different between Europe and North America (PAL/SECAM vs. NTSC). Also, keyboard configurations are different between France and the rest of the world (as I was shocked to learn when I moved to France in ‘98!). So for PC-based games with key combinations, what may be a convenient sequence on a French keyboard could mean stretching your fingers across the keyboard here in Quebec!

According to Danielle Parr, executive director of ESAC, in an article that appeared in Les Affaires yesterday, this requirement will mean additional work and costs to develop games for the Quebec market. This could delay the availability of games here.

However, we can hope that the additional work will trickle down to Montreal’s thriving gaming industry. Being a naturally bilingual metropolis, I would think that the talents to adapt games to our market can easily be found here. Hopefully, Montreal-based companies will choose to create their French versions here.

La croissance phénoménale de l’industrie des TIC du Grand Montréal

On commence à se douter dans la région que l’industrie des TIC est importante. Combien importante? Je suis toujours époustouflée par les chiffres:

À partir d’un peu plus de 72 000 emplois en 1987, l’industrie représente aujourd’hui environ 120 000 emplois, une croissance phénoménale de 67%. Durant la même période, les emplois totaux de la région de Montréal sont passés de 1 510 000 à 1 856 800, représentant une croissance de 23%. L’éclatement de la bulle au début des années 2000 a effectivement eu un impact sur les niveaux d’emplois en TIC, mais même au pire de la chute en 2002, la perte n’a été que de 10 %, contrairement à la croyance populaire qui veut que l’industrie se soit effondrée et ne s’en soit jamais remise. Ces deux affirmations sont totalement fausses.

Représentant près d’un emploi sur dix dans le secteur privé, l’emploi en TIC du Grand Montréal a augmenté de 8,1% (soit 9000 nouveaux emplois) de 2005 à 2006. Au même moment, l’emploi total de la région de Montréal n’a cru que de 1,8%, pour se situer à 1 856 800.

En 1987, le Grand Montréal était une région fortement dépendante du secteur des télécommunications, autant en fabrication (avec les installations de Nortel, en particulier) qu’en services de télécommunications. Sur un total de 72 100 emplois, le secteur du logiciel comptait pour à peine 6 000 emplois (8%). Cela contraste significativement avec la situation de 2006, alors que le secteur du logiciel occupe aujourd’hui 40% de la main-d’œuvre en TIC de la région. Il représente ainsi le secteur le plus important, suivi des services de télécommunications (31 %), la fabrication (18%) et les services informatiques (11%). La fin des années quatre vingt dix et le début du 21e siècle a vu un changement majeur se produire dans la composition de la force de travail du Grand Montréal en TIC.

Je m’apprête à descendre sur la couronne sud du Grand Montréal - une bonne partie des gens que je vais croiser sur mon chemin travaillent dans la même industrie que moi. Je suis peut-être simpliste et facile à impressionner, mais ça me fascine de penser qu’il y a tant de mes concitoyens qui partagent la même passion.

Une Chaire du Canada pour les communications à large bande

Chaires de recherche du CanadaL’Université McGill vient d’être dotée d’une nouvelle Chaire de recherche du Canada en communication à large bande. Elle sera dirigée par le professeur Tho Le Ngoc, un spécialiste des techniques de transmission avancée et d’allocation dynamique des ressources réseau.

Les nouveaux crédits fédéraux allant aux Chaires de recherche du Canada ont été dévoilés hier, à Calgary (voir le communiqué). Les 126 chaires nouvellement créées se partagent une dotation globale de 109,5 millions de dollars, dont 10,5 millions iront à la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) afin de financer l’infrastructure de recherche nécessaire.

L’Université McGill se classe en seconde position, derrière l’Université de Toronto, avec neuf nouvelles chaires et trois renouvellements. Parmi les 62 nouvelles chaires créées, le Québec en obtient 17 (soit 27 %, son poids démographique), dont douze pour l’ensemble des universités montréalaises !

Sur le site des Réseaux de Centres d’excellence du Canada, on indique que Tho Le-Ngoc, professeur de génie électrique et informatique à l’Université McGill, est aussi le chef du projet de communications à large bande par satellite de l’Institut canadien de recherche en télécommunications (ICRT). Dans ce cadre, lui « et ses collègues travaillent sur des techniques qui accroîtraient l’efficience des interactions entre les systèmes de communications par satellite et terrestres pour que les réseaux spatiaux puissent accepter la vitesse de transmission et le volume de données nécessaires afin de relayer en temps réel de l’information multimédias complexe. »

» Plus de détails dans le communiqué de l’Université McGill.

Parce que la business des techno, c’est notre affaire

Bonjour à vous tous qui nous visitez pour la première fois. Nous sommes fiers d’introduire Blog TechnoMontréal, un blogue collectif à propos de l’industrie des technologies de l’information et des communications (TIC). Dans la région du Grand Montréal, on parle de 120 000 emplois, soit un sur dix dans le secteur privé. C’est la principale industrie, et notre contribution à l’innovation, à la productivité et à l’économie est indéniable.

D’une part, les TIC représentent l’industrie de pointe pour toutes les économies modernes et émergentes, et c’est donc important d’y porter attention. Cette industrie est celle dans laquelle je souhaite que mes neveux et nièces grandissent, et c’est aussi celle qui représente à mes yeux une belle source de richesse collective. Mais on oublie souvent à quel point l’industrie est jeune.

Avant l’arrivée du IBM PC en juin 1981, si ma mémoire est bonne, l’informatique était du ressort de quelques spécialistes et elle était très loin d’avoir pénétré nos entreprises. L’informatique démocratisée est donc dans le milieu de la vingtaine – une jeune adulte. Mais c’est vraiment l’Internet qui a permis à tous de comprendre les enjeux et de se les approprier – le premier usage commercial de l’Internet entre MCI Mail et Compuserve est survenu en 1989. À mes yeux, l’industrie informatique est loin d’avoir atteint sa maturité. Elle est encore adolescente.

Les enjeux de commercialisation, dans un monde global, ceux de renouvellement des compétences (car nous y sommes déjà rendus), ceux du financement, tous sont fondamentaux. Et c’est vrai particulièrement parce que la majorité des entreprises en TIC du monde entier sont toutes petites. Nous avons donc créé ce blogue pour parler de ces entreprises, de leurs enjeux, pour discuter entre nous de nos options, pour partager les façons de faire et discuter des meilleures pratiques.

Il était évident pour nous, dès le départ, que ce blogue se doit d’être collectif – les TIC, c’est notre économie, notre futur, ce sont nos emplois et ceux de nos cousins et de nos voisins. Les TIC, c’est notre opportunité et notre défi à tous. Les personnes qui contribueront le feront parce qu’elles en feront une affaire personnelle, parce que l’industrie leur tient à cœur, parce qu’elles en vivent souvent et qu’elles veulent s’y investir pour grandir avec elle. Nos contributeurs ne seront pas payés – j’ai d’ailleurs suivi avec amusement tout le débat entourant la sortie de Blog Logo TechnoMontréalTechnoMontréal… avant sa sortie :

Jugements hâtifs, soit. Mais erreur sur la personne – ceci n’est pas le blogue de TechnoMontréal. C’est le blogue d’une industrie. Nous ne demandons pas à d’autres de faire notre travail – nous nous contentons de le faire, et une grande partie de ce travail dépasse largement nos petites personnes.

Chez TechnoMontréal, nous avons fait du développement de l’industrie des TIC du Grand Montréal, en symbiose avec celle du monde entier, notre mission. Nous espérons que vous aurez également à coeur d’en faire votre affaire et que, par vos billets d’auteur et vos commentaires de visiteur, vous trouverez ici une agora où il fera bon parler de la business des technologies de l’information et des communications. Au plaisir de vous lire, ici comme chez vous du reste.