Ne partez pas la machine…

**** Mise à jour 21 août 2008 ****

La machine en question, c’est la machine à rumeurs, elle a tendance à s’emballer facilement…

Aujourd’hui je vous annonce que je quitte TechnoMontréal et comme mon séjour aura été court, je me dois de vous informer pour éviter les rumeurs. Je me souviens très bien que lors de ma première journée à titre de directeur général de TechnoMontréal, un certain journaliste avait écrit sur son blogue que le départ de Mme Bouchard, que je remplaçais signifiait la fin de TechnoMontréal et que c’était un grand fiasco dans lequel les gouvernements avaient engouffré des sommes pharamineuses. Pour rester poli, je dirai que le journaliste en question était simplement mal informé et c’est pourquoi je ne mentionnerai ni son nom ni ne ferai aucun lien à son article. La réalité était que dans l’évolution normale des choses, de nouveaux défis se pointaient à l’horizon et que le profil de la personne qui pouvait relever ces défis était assez différent de la personne qui était en poste à ce moment.

Le principal défi était de s’assurer que TechnoMontréal devienne autonome financièrement et pour le relever le Conseil d’Administration croyait qu’un profil entrepreneurial serait idéal. Quelqu’un qui avait l’expérience de faire beaucoup avec peu et qui pouvait vivre avec le fait que la marge de manœuvre est très mince au niveau des liquidités. Cette expérience on la retrouve chez la plupart de nos chefs d’entreprises qui ont eu à gérer une PME dans l’industrie des TIC au Québec. J’ai posé ma candidature parce que je trouvais le défi intéressant et que mon profil collait à ce qui était recherché, j’ai eu le poste.

Pour atteindre l’autonomie financière c’était essentiel que les 3 paliers de gouvernement maintiennent leur engagement envers le développement de notre industrie à travers TechnoMontréal et pour que les gouvernements y croient, il fallait que l’industrie fasse sa part et contribue aussi financièrement. L’ex-entrepreneur que je suis sait que pour intéresser un investisseur il faut bien définir et positionner son produit et il faut créer de la valeur pour ses actionnaires. Il fallait donc que les intervenants de notre grappe trouvent une valeur dans les activités et projets que TechnoMontréal entreprendrait.

Avec l’aide d’un comité formé de membres du CA, nous avons consulté l’industrie à travers les associations, identifié les enjeux prioritaires et défini un modèle d’intervention qui consiste en quatre grands chantiers. Dans chacun des chantiers on a mis en place un comité co-présidé par un membre du CA de TechnoMontréal et une ou deux autres personnes de l’industrie. Des projets transversaux (qui rejoignent les 4 chantiers) et des projets spécifiques ont été définis, certains sont démarrés et même bien avancés. On a donc aujourd’hui un produit bien positionné et dans lequel le privé devrait retrouver la valeur nécessaire à son investissement. Du côté des gouvernements, nous avons eu un appui inconditionnel de la part du gouvernement du Québec et avec l’obtention récente de l’engagement du fédéral (DEC) jusqu’en mars 2010, la Communauté Métropolitaine de Montréal devrait emboîter le pas ce qui solidifie considérablement notre situation financière.

Alors, si ça va si bien, pourquoi je quitte? Tout simplement parce que j’ai reçu une offre du privé que je considère ne pouvoir laisser passer. Quand je me suis joint à TechnoMontréal, je croyais y être 2 ou 3 ans puis partir une nouvelle entreprise ou rechercher un poste dans une PME de la grappe qui me donnerait l’opportunité de bâtir sur du solide. Cette opportunité s’est présentée beaucoup plus tôt que prévu et je n’ai pas voulu la laisser passer. Voilà, pas de fiasco, rien de machiavélique simplement un changement comme il en arrive parfois dans la vie d’une personne et d’une entreprise. Je suis très fier de l’état dans lequel je vais laisser TechnoMontréal à la personne qui me succèdera.

Vous pourrez voir le profil de la personne recherchée et l’offre d’emploi ici. N’hésitez pas à poser votre candidature ou à nous référer des candidats potentiels.

Je profite de cette tribune pour remercier M. Michel Guay et les membres du conseil d’administration qui m’ont fait confiance et donné cette opportunité incroyable de collaborer avec vous. Je remercie également M. André Gamache et Montréal International, sans leur soutien rien de ce qui a été accompli jusqu’ici n’aurait été possible. Finalement, je remercie les employés de TechnoMontréal, Mylène, Marie-Josée et Eric, une petite équipe formidable avec laquelle j’ai eu beaucoup de plaisir à travailler. Je vais continuer à m’impliquer de différentes façons dans le développement et le rayonnement de notre industrie. Nous aurons donc plusieurs opportunités de se croiser à nouveau.

Bon succès à tous!

Pierre

**** Mise à jour 21 août 2008 ****

Je peux maintenant vous dire le nom de la compagnie à laquelle je me joindrai le 2 septembre 2008 à titre de chef de l’exploitation: Oriso Solutions de Brossard.

Notez que l’offre d’emploi pour mon remplacement a été prolongée jusqu’au 29 août 2008.

Rappel - 5 à 7 TechnoMontréal mai 2008 ce soir

Ceci est un rappel tardif pour le  5 à 7 mensuel de TechnoMontréal (sur Facebook), qui a lieu ce soir au restaurant Le Quartier (plan).

Le 5 à 7 sera animé par une courte présentation d’Hugo Boutet de l’entreprise Oriso Solutions, qui vous présentera comment réduire vos coûts d’opération et augmenter votre productivité en faisant des choix stratégiques de produits et services.

Au plaisir de vous voir ce soir !

Maximiser sa productivité en externalisant la gestion des TI

En cette période de déséquilibre de la main d’œuvre, où nos entreprises sont en plein envol mais où les talents se font plus rares, toute ressource humaine est précieuse. Les employés doivent travailler à leur pleine valeur et se concentrer sur leurs domaines d’expertises.

C’est un défi important en particulier pour les PME où il est nécessaire pour les employés d’être très polyvalents. Non seulement doivent-ils se concentrer sur leur rôle ou fonction spécifique (que ce soit la comptabilité, le développement d’affaires, le marketing ou encore la recherche ou la programmation) mais leur temps est souvent pris par d’autres tâches liées au bon fonctionnement de l’entreprise.

L’utilisation des technologies de l’information dans l’entreprise en est un très bon exemple. Dans son billet intitulé Perfect Storm (2), Benoit Marcoux explique que des études de cas réels montrent que le développement, la productivité et la croissance des entreprises tiennent grandement à leur capacité d’innover et, par le fait même, d’utiliser les TI. Selon les résultats de la dernière Enquête NetPME menée par le CEFRIO, « les entreprises ont avantage à ce que leurs divers systèmes (gestion de la production, de l’approvisionnement, de la relation client, etc.) communiquent entre eux. Cette intégration permet de prendre de meilleures décisions d’affaires, et par conséquent d’accroître sa compétitivité et sa capacité d’innovation. Or, NetPME 2007 nous révèle qu’encore très peu de petites et moyennes entreprises au Québec font une utilisation optimale des TI, » déclare Najoua Kooli, directrice de projet, CEFRIO.

Les systèmes d’information deviennent de plus en plus faciles à installer et utiliser mais (et nous le savons tous très bien !) sont susceptibles aux problèmes informatiques, de l’indisponibilité du réseau et de l’inefficacité des utilisateurs avec les outils et logiciels par manque de temps et de formation. De plus le coût de remplacement lié à la vitesse folle à laquelle les équipements deviennent désuets met beaucoup de pression sur les liquidités et la profitabilité des PME.

Des alternatives existent pour permettre aux entreprises de se délester de l’opération quotidienne des systèmes d’information et maximiser leur productivité et leur profitabilité. L’informatique doit être un outil et non un frein à la croissance de l’entreprise.

Un point de départ pour découvrir ces alternatives est le prochain 5 à 7 de TechnoMontréal (sur Facebook), où Hugo Boutet de l’entreprise Oriso Solutions vous présentera comment réduire vos coûts d’opération et augmenter votre productivité en faisant des choix stratégiques de produits et services.

5 à 7 de TechnoMontréal du mois d’avril - Premier anniversaire et un partenariat avec VidéoPresse !

Anniversaire de TechnoMontréalParfois on a la tête tellement dans le guidon qu’on ne se rend même pas compte des dates du calendrier. Christian m’a rappelé à l’ordre hier, dans un billet très éloquent publié sur le site de VidéoPresse. Le premier anniversaire de TechnoMontréal est passé dimanche dernier, le 13 avril, et je suis passé complètement à côté. Bon anniversaire à nous, alors !

On s’est rattrapé hier soir, lors du 5 à 7 mensuel de TechnoMontréal au restaurant Le Quartier. C’était pour nous l’occasion de marquer notre anniversaire et souligner le partenariat que nous venons de conclure avec VidéoPresse (lire communiqué de presse ici). TechnoMontréal tient à cœur le développement et le rayonnement de notre industrie. Avec Laurent et Christian, nous avons trouvé deux entrepreneurs passionnés de Montréal et du potentiel de son industrie technologique, avec qui collaborer. Par ce partenariat nous souhaitons mettre entre les mains des entreprises et intervenants de la grappe des outils novateurs pour aider à leur promotion. VidéoPresse en a fait une courte démonstration lors du 5 à 7, hier soir.

La rencontre qui a eu lieu hier soir a marqué le retour du printemps et un retour en force des 5 à 7 de TechnoMontréal. Environ une quarantaine de personnes se sont rendus au Quartier pour se rencontrer, échanger et assister à la courte présentation sur la « web communication vidéo » par Christian et Laurent.

La nouvelle formule du 5 à 7 de TechnoMontréal, avec une thématique par mois permettant de mettre en avant un de nos partenaires, ainsi que la diffusion de notre invitation dans le nouveau groupe TechnoMontréal dans Facebook, a suscité l’intérêt de nombreuses personnes. C’est grâce à tous ceux qui sont venus hier soir que la soirée a été un tel succès. Merci à vous tous !

Pour les prochaines éditions des 5 à 7, nous sommes à la recherche de thématiques pour les présentations. Si vous avez une idée ou un thème qui vous intéresse et intéressera les acteurs de l’industrie des TIC du Grand Montréal (et ailleurs), n’hésitez pas à nous en faire part!

La SAT propulse Montréal et le monde vers la révolution Internet des arts de la scène

Parmi les nombreux lieux physiques constituant les pôles de rassemblement et de réseautage de la communauté des TIC à Montréal, il en est un plus unique, plus essentiel que les autres. Il s’agit de la Société des arts technologiques (SAT) qui déploie, depuis plusieurs années, une créativité absolument remarquable dans tous les domaines de la culture numérique: musique, arts visuels, danse, etc.

Peu de gens le savent encore, mais il s’y prépare actuellement une nouvelle « révolution Internet » qui va chambouler, au cours des prochaines années, les modèles sociaux et économiques des arts de la scène aussi profondément que le furent ceux de la musique, du cinéma ou des médias récemment. Et grâce à la SAT, Montréal, ville déjà réputée pour l’excellence de ses créations scéniques, se trouve au coeur même de cette révolution.



Dans l’entrevue ci-dessus (6 mn), réalisée par VidéoPresse et diffusée sur Intruders TV Canada en février dernier, René Barsalo, directeur Recherche et Stratégie de la SAT, nous expose le concept de « hub urbain », un lieu de diffusion culturelle et de brassage social branché sur le monde en mode bi-directionnel et à large bande. Ce concept, dont le bâtiment de la SAT est le parfait prototype, ne se réalisera pas pleinement sans qu’existent ailleurs, au Québec, au Canada et dans le reste du monde, des lieux similaires auxquels se connecter.

Pour matérialiser cette vision extrêmement porteuse d’avenir et de développement à plus d’un titre, la SAT a mis sur pied un groupe de recherche multidisciplinaire soutenu par Patrimoine Canadien, entre autres, et auquel participe une ribambelle d’organisations québécoises et canadiennes, en partenariat avec une autre ribambelle d’institutions de R&D culturelle et technologique éparpillée un peu partout sur la planète.

Ce projet, baptisé propulse[Art], est le corollaire logiciel du hub urbain. Il vise à construire une boîte à outil open source qui permettra aux techniciens de scène (lequels ne sont pas et n’ont pas à devenir des administrateur de réseau) de mettre en oeuvre des ressources multimédia distantes aussi simplement qu’on allume un projecteur ou que l’on ouvre un micro.



Ci-dessus, la seconde partie de l’entrevue (9 mn) explore en profondeur ce projet et ses innombrables conséquences. Comme je l’écrivais plus haut, les jours de la culture scénique “classique” (unité de temps, d’espace et d’action) sont comptés. Nos outils finissant toujours par nous façonner nous-même, comme le rappelle René, nous allons prochainement assister à l’émergence d’une culture en réseau mondiale qui mélangera allègrement les espaces, les disciplines artistiques, les langues et les temporalités, tandis que les « utilisateurs culturels » que nous sommes participeront au spectacle vivant par l’intermédiaire de leurs terminaux intelligents connectés à la console par réseau sans fil.

Montréal, je le répète, est aujourd’hui au coeur de cette vision. Moi qui ne suis pas né dans ce pays, qui ai choisi de m’établir au pied du Mont-Royal à l’âge de 30 ans, laissez-moi vous dire, 20 ans plus tard, à quel point j’aime passionnément cette ville, son immense pouvoir créatif et l’ouverture d’esprit extraordinaire de ses habitants !

TechnoMontréal (finally!) has a Facebook group

That’s it, TechnoMontréal finally has a Facebook group. After several months of exploration and reestablishing links with friends throughout the world, Laurent gave me the kick in the rear to get TechnoMontréal on Facebook!

Join the group. It’ll be the place to find out about TechnoMontréal’s latest news, our upcoming events and to make contact with people from Montréal’s ICT industry.

Our first event has been announced through the group: the next TechnoMontréal Happy Hour. It will take place next Wednesday, the 16th of April at le Quartier.

We’ve slightly changed the format of our Happy Hours. They remain an informal meeting for people in Montréal’s ICT industry: a place to meet, have a drink together and share ideas. But we’ve decided to introduce a topic per month: either to present a project, highlight a company or TechnoMontréal partner, discuss a topic that affects our industry, etc. As well, we have a reserved area set aside for us in the restaurant that will favour meetings and discussions.

This month’s Happy Hour will feature a short presentation by Christian and Laurent of VidéoPresse. Come learn the secrets of an effective web video communications strategy!

Les « Mobile Monday » implantés à Montréal par des développeurs locaux de services mobiles

À la suite d’une cinquantaine d’autres villes dans le monde, Montréal aura désormais sa soirée de réseautage-conférence mensuelle consacrée aux plateformes mobiles et à leurs applications. La première édition du « MoMoMo » (Mobile Monday Montreal) aura lieu le 14 avril prochain au restaurant de la rue Crescent appartenant à Jacques Villeneuve, le Newtown.

Curieusement, l’initiative ne relève pas des grands opérateurs de réseaux mobiles, mais d’une poignée de PME spécialisée dans les services et applications mobiles récemment constitués en association. Ils sont cependant soutenus par des joueurs puissants et prestigieux: Québécor, BlueStreak et Vidéotron, qui espère bien s’affranchir prochainement de Rogers en déployant son propre réseau sans fil à la grandeur du pays.

Lors de la dernière conférence Interface[s] Montréal consacrée à la mobilité, j’ai rencontré Sébastien Foiret, président de Génération Mobile et co-initiateur de cette activité. Voici la petite entrevue qu’il a accordée à Intruders TV Canada :



Comment percevez-vous la situation vous-même
?

  • Le Québec et le Canada accusent-t-ils un certain retard par rapport au reste du monde industrialisé dans le domaine de la mobilité ?
  • Si oui, à quoi en attribuez-vous la cause ?
  • En ce cas, quelles sont les solutions que vous préconisez ?

Le budget provincial : des pas dans la bonne direction

Pour la plupart des gens, le budget dévoilé la semaine dernière ne changera pas leur quotidien mais pour l’industrie des TIC, il y a de très bonnes nouvelles.

Tout d’abord, tel que recommandé dans le rapport Gagné, un nouvel appui fiscal en faveur des activités innovantes vient remplacer le programme des aides fiscales offertes aux entreprises établies au sein des sites désignés. Cette aide fiscale s’applique à l’ensemble du Québec et favorise les activités à forte valeur ajoutée dans le secteur des TIC. L’élimination de la notion des sites désignés est une excellente nouvelle, en plus de rendre la mesure fiscale équitable, elle provoquera une baisse du coût des loyers pour les entreprises, les rendant encore plus compétitives.

Il y a aussi plusieurs autres mesures générales qui seront aussi bénéfiques pour l’industrie des TIC :

  • Bonification du crédit d’impôt à la R-D pour les partenariats privés 
  • Hausse de 2 M$ à 3 M$ du montant des dépenses de R-D donnant droit au taux bonifié du crédit d’impôt
  • Investissement de 1 milliard de dollars dans l’enseignement supérieur d’ici 2012
  • Accroître la formation professionnelle et technique

Je vous fais grâce de tous les détails mais vous pouvez les retrouver ici si vous voulez les consulter.

Évidemment le budget contient aussi des mesures pour les autres secteurs et en particulier le secteur manufacturier. Comme Benoît Marcoux de Secor-Taktik l’indique ici, ces mesures aideront à promouvoir l’utilisation des TIC pour l’amélioration de la productivité des entreprises et ça aussi c’est des bonnes nouvelles pour notre industrie.

En résumé, les mesures annoncées aideront les entreprises du secteur des TIC à demeurer compétitives pour autant que l’admissibilité des activités ne soit pas trop restrictive. On  peut aussi espérer que l’argent injecté dans l’enseignement supérieur et la formation professionnelle aidera à soulager la pénurie de main d’œuvre à laquelle notre industrie sera confrontée pour les années à venir.

Finalement, il est encourageant pour moi de voir que le budget contient des mesures concrètes spécifiques au secteur des TIC mais j’espère toujours une annonce de politique complète d’appui à notre industrie de la part du gouvernement. Comme mentionné dans mon premier billet, il faut insérer les mesures annoncées dans une stratégie complète et on se doit d’adresser les enjeux prioritaires pour que notre industrie demeure compétitive à long terme. Je pense cependant que le message commence à passer, j’ai eu la chance d’entendre plusieurs allocutions du Ministre Bachand dernièrement et à chaque fois il a mentionné l’importance de l’industrie des TIC comme moteur économique de notre province et son intention de s’assurer de la compétitivité de notre industrie.

Groupe de discussion sur la diversité des talents dans les entreprises en TI

Le sujet de la relève de la main d’œuvre préoccupe un bon nombre de nos entreprises. Notre industrie connaît une croissance soutenue et le nombre de diplômés est insuffisant pour combler ses besoins.

Des actions se mettent en place pour intéresser une nouvelle génération d’étudiantes et étudiants à des carrières dans le domaine des TIC. Ces mesures demandent du temps car intéresser un jeune aux TIC veut dire qu’il doit suivre sa scolarité avant de se présenter sur le marché du travail et satisfaire aux besoins pressants des entreprises.

En attendant la relève, une autre source importante de main d’œuvre se trouve dans l’immigration. Selon le recensement de 2006, 20 % de la population totale du Canada est née à l’étranger. Nos gouvernements et nos entreprises doivent trouver les moyens d’accueillir et intégrer cette population. D’autant plus qu’un sondage mené par le Xerox Research Centre of Canada et Leger Marketing démontre que plus de 75 % des travailleurs canadiens croient que la diversité des cultures contribue à l’innovation et crée une économie canadienne plus forte. Nous avons intérêt à mettre ces gens au travail dans des carrières intéressantes et valorisantes !

Groupe de discussion - le mardi 18 mars

Comment faciliter l’embauche et l’intégration des immigrants dans le milieu du travail ? Ce n’est pas un affaire simple et pour arriver à trouver des réponses à cette question, le Conference Board du Canada mène un groupe de discussion mardi prochain, le 18 mars à l’hôtel Delta Centre-Ville de Montréal (salle 530 - 777, rue University).

Ils sont à la recherche de PMEs en TIC pour participer à cet événement.

Le groupe de discussion a lieu dans le cadre d’un projet de recherche sur la façon d’accroître le recrutement de talents diversifiés pour des postes dans le secteur des TIC. Le Conference Board mène cette étude pour le compte du Conseil des technologies de l’information et des communications (CTIC).

Le groupe de discussion vise à examiner vos expériences et à recueillir vos idées et opinions concernant le rôle du talent des TI dans votre organisation. Les renseignements recueillis durant cette séance seront conservés sous le sceau de la confidentialité la plus stricte.

Il reste encore des places si vous ou votre entreprise souhaite participer. Nous commencerons par un petit-déjeuner à 8h00 et les discussions se poursuivront jusqu’à environ 10h30.

Pour participer, téléphonez (1-888-801-8818, poste 395) ou envoyez un courriel à Michelle Thomson.

Pré-requis : cours de maniement d’armes

Pierre RootBonjour à tous qui visitez régulièrement notre blogue, il me fait plaisir de publier aujourd’hui mon premier billet. Je me suis joint à TechnoMontréal le 1er novembre 2007 et j’ai pris le temps de « faire le tour du jardin » et de m’asseoir avec plusieurs intervenants (entreprises, associations et institutions) depuis mon arrivée pour valider les enjeux auxquels fait face notre industrie et orienter notre stratégie. Je vous reviendrai là-dessus bientôt dans un autre billet.

Le premier constat que je fais concernant l’état de notre industrie dans le Grand Montréal c’est qu’elle est en très bonne santé : la plupart des secteurs sont en croissance et nous réussissons à nous démarquer de plus en plus mondialement. Mais il ne faut pas s’asseoir sur nos lauriers, notre environnement évolue à la vitesse de la lumière et de nouveaux enjeux peuvent apparaître rapidement à l’horizon.

Un des enjeux sur lequel notre industrie se penche actuellement est la fin du programme d’aide fiscale aux entreprises de la nouvelle économie. L’an dernier le gouvernement du Québec a mis en place un groupe de travail pour étudier l’impact de la fin de ce programme et faire des recommandations sur la suite des choses. TechnoMontréal a publié un mémoire cosigné par plusieurs intervenants de la Grappe qui recommande essentiellement de maintenir les programmes en modifiant certains aspects déficients. Par contre, la recommandation la plus importante à mes yeux est qu’on doit inscrire ces aides fiscales dans une stratégie globale de soutien à l’industrie des TIC.

Le groupe de travail a publié son rapport intitulé « À armes égales » le 7 février 2008 et après en avoir pris connaissance mon impression est que les recommandations sont sensées. Je crois qu’on se doit d’être satisfait des recommandations sur le maintien des aides fiscales et de leur application à l’ensemble du territoire québécois plutôt que de les associer à des sites désignés.

Le rapport recommande de « lier l’accès aux mesures à la valeur ajoutée des emplois soutenus » ainsi « Le gouvernement ne soutiendrait plus les emplois de nature moins innovante, et qui sont également les emplois les plus facilement délocalisables. ».

L’application de cette mesure comporte certains dangers et on se doit de bien en évaluer les impacts socio-économiques. Des efforts sont présentement mis de l’avant à plusieurs niveaux pour assurer une relève adéquate et la croissance du bassin de main-d’œuvre de l’industrie. La perception qu’on « abandonnerait » certains types d’emplois au profit des pays émergents risque de projeter une image négative et de saper les efforts de valorisation de l’image de l’industrie. L’attraction des jeunes pour les programmes d’éducation menant vers une carrière en TIC dépend directement d‘une image positive de l’industrie. Je crois que la mise en place de programmes alternatifs pour les emplois de nature moins innovante devrait être sérieusement considérée.

Finalement, comme nous l’avions recommandé dans notre mémoire, je maintiens que les aides fiscales doivent être intégrées à une stratégie globale de soutien à l’industrie des technologies de l’information et des communications. Cette stratégie doit adresser les enjeux prioritaires sans quoi les mesures n’atteindront pas les objectifs visés de croissance de l’industrie et de création de richesse. Les aides fiscales sont un des leviers économiques nécessaires pour le déploiement de la stratégie, leviers qui devraient comporter aussi la continuation de programmes dédiés à des secteurs spécifiques (crédits pour les titres multimédia, par exemple), la continuation des programmes de création majeure d’emplois, et la continuation des programmes d’appui à la recherche et à l’innovation, et le renforcement de l’appui à la commercialisation.

Il est important d’apprendre à se servir de nos armes sinon on risque de se tirer dans le pied…