Les programmes universitaires en science informatique manquent de financement

Les représentants de l’industrie des TIC québécoise, les directeurs des départements qui dispensent des programmes universitaires en science informatique et TECHNOCompétences viennent de préparer un mémoire pour sensibiliser le gouvernement du Québec et corriger les nouvelles règles qui entraînent le sous-financement de la formation en science informatique.

Selon le mémoire, la mise en œuvre de la nouvelle grille de financement de l’enseignement et de la recherche universitaire réduit les ratios de financement des programmes en science informatique de 12 à 55 % selon le cycle et entraîne un manque de ressources d’environ 10 M$ par année pour les étudiants et les départements de science informatique des universités du Québec.

On constate que le nombre de diplômés en TI sortant des universités et collèges du Québec est inférieur au taux de croissance prévu pour l’industrie des TIC dans les années à venir. Avec moins de financement pour les programmes informatiques, on peut craindre une désuétude des équipements de formation et des laboratoires, un déclin de la formation en entreprise, et une difficulté accrue de recrutement des nouveaux professeurs. Tout ce qui pourrait entrainer une baisse dans le nombre d’inscrits aux programmes de formation.

L’industrie tente de réagir à cette baisse des inscriptions et des carrières en TIC en lançant « Ma Carrière Techno.com », une vaste campagne d’information et de promotion des carrières en TI qui s’adresse aux étudiants du secondaire, du collégial et de l’université, ainsi qu’aux parents, immigrants et chercheurs d’emploi.

Espérons que nos gouvernements reconnaitront le poids de l’industrie des TIC dans la province et la nécessité de former nos étudiants à de belles carrières dans ce domaine.

Consultez le mémoire à l’adresse suivante : http://www.technocompetences.qc.ca/pdf/memoire/memoire_science_informatique.pdf



2 commentaires

  1. Publié par Benoît Marcoux le 15 novembre 2007 à 18:15 | Permalien

    Bonne synthèse!

    J’aime voir les TIC selon 2 perspectives :
    - un secteur productif (vertical).
    - une fonction d’entreprise (horizontal).

    En soit les TIC sont un secteur productif intéressant, à haute valeur ajoutée et exportateur. En tant que fonction d’entreprise, les TIC sont un outil que les entreprises utilisent pour innover et devenir performantes.

    Tous les dirigeants d’entreprises actives en TIC que je rencontre (et j’en rencontre continuellement pour mon métier) sont du même avis : l’embauche et la rétention de personnel en TIC est un des enjeux les plus importants pour leur entreprise. Cependant, avec la baisse marquée des effectifs étudiants, les entreprises ne pourrons simplement pas avoir les ressources humaines pour investir et réussir.

  2. Publié par Eric Kucharsky le 16 novembre 2007 à 10:17 | Permalien

    Merci, Benoit.

    Il est clair que l’enjeux de la main d’oeuvre est important pour le développement de l’industrie des TIC, non seulement au Québec mais ailleurs au Canada et en Amérique du Nord : http://www.itbusiness.ca/it/cl.....p?id=41403

    Il faut rendre ces carrières plus attrayantes pour de jeunes étudiants et contrer l’impression négative qui persiste depuis l’éclatement de la bulle ‘Internet’. Aussi, la technologie s’est tellement intégrée et banalisée dans notre vie que de ‘faire une carrière en informatique/technologie’ n’est plus vraiment démarquant.

    J’ose voir une lueur d’espoir ici. Se peut-il que le secteur du jeu vidéo à Montréal peut avoir un effet d’entrainement sur le reste de l’industrie ? De l’intérêt à travailler pour les Ubisoft, Eidos et autres pourrait inciter les étudiants à poursuivre des études informatiques et trouver leur bonheur non seulement dans ce secteur mais partout ailleurs.

    Finalement, dans ton billet sur la baisse des effectifs étudiants tu remarques que CGI délocalise une partie de sa main d’oeuvre en Inde pour combler un besoin. En même temps, dans un discours prononcé à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain en mai, Mike Roach a affirmé l’intention de CGI de continuer son développement au Québec et d’encourager les jeunes à reprendre goût aux études en informatique. On voit cette volonté dans son implication sur le plan local pour attirer et retenir la main d’oeuvre, en participant à la campagne MaCarrièreTechno.com

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