Quel avenir pour l’Internet haute vitesse du Québec ?

D’un côté, le Québec à la chance d’être doté d’une infrastructure en fibre optique qui couvre les quatre coins de la province. Le réseau d’informations scientifiques du Québec (RISQ) est principalement réservé aux enseignants et chercheurs, qui préparent l’avenir du Web et du multimédia.

De l’autre côté, les fournisseurs d’accès à Internet semblent hésiter à passer la (très) haute vitesse. L’histoire de cet été, sur l’arrêt du forfait illimité de Vidéotron, résonne encore aux oreilles des internautes québécois. Les excuses tournent autour de la piraterie et de l’absence de besoin de réseaux hyper rapides. C’est la sempiternelle histoire du serpent qui se mord la queue : les applications doivent-elles être disponibles avant le réseau, ou vice-versa ?

Au milieu, les entreprises essayent d’appréhender les dernières tendances et technologies, afin d’offrir les meilleurs services et produits à leurs clients. En jetant un coup d’oeil du côté de l’est, Corée et Japon en tête, il est possible de se faire une idée des révolutions qui s’en viennent, avec notamment l’utilisation massive de la vidéo en ligne pour communiquer.

Lors de son colloque annuel, le RISQ proposera justement d’éclairer son auditoire sur l’avenir des réseaux et sur le développement des médias riches. Que vous soyez en entreprises, chercheurs, techniciens, professeurs ou simplement intéressé du devenir des télécommunications Internet avancées, vous pouvez réserver les 8 et 9 novembre pour vous rendre à l’ETS de Montréal.



2 commentaires

  1. Publié par Denis Canuel le 18 décembre 2007 à 20:32 | Permalien

    L’histoire de Videotron est malheureusement pathétique. Les gens consomment de plus en plus de bande passante et la limiter n’est pas le meilleur choix. Je ne crois pas à la polémique autour du piratage. Quant à moi, ce n’est pas le travail de Videotron (ils ne sont pas une nouvelle division de la GRC).

    Bref, il faut en effet regarder vers l’est (en Europe aussi en passant) et essayer de faire mieux, pas simplement tenter d’imiter. Le sans-fil à haute vitesse est une priorité en Asie tandis qu’ici on transfère à peine plus vite qu’un modem analogique.

    Beaucoup de travail à faire…

  2. Publié par Laurent Maisonnave le 18 décembre 2007 à 20:44 | Permalien

    Tu as raison Denis, levons un peu le nez et jetons un coup d’oeil vers l’est. Si le Canada ne réagit pas et ne propose pas des connexions Internet dignes de ce nom, c’est notre économie qui va être handicapée. Comment nos entreprises pourront faire face à une concurrence qui aura 5 ans d’avance sur l’utilisation des réseaux à très haut débit, tant filaire que mobile ?

    Éducation, recherche, entrepreneurs… tout est là pour faire de ce pays un leader dans le domaine des nouvelles technologies. C’est tellement frustrant de voir ce gâchis ;(

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