Après le Washington Post, le New York Times a supprimé l’abonnement, L’objectif pour ces
derniers est d’attirer toujours plus d’internautes afin de développer leurs revenus publicitaires. Avec 13,1 millions de visiteurs uniques par mois, le New York Times était déjà le numéro un de sa catégorie. Gageons qu’il le reste avec cette nouvelle ouverture.
Le Wall Street Journal pourrait suivre cette voie et libérer le contenu de son journal en ligne. Rupert Murdoch aurait indiqué à un groupe d’investisseurs que “Ça ne fera pas de mal au papier”.
L’homme d’affaires australien sait ce qu’il dit. Les visites de la zone vidéo du Wall Street Journal ont augmenté de 70% en seulement 3 mois. Ce contenu animé est pourtant loin des vidéos vedettes que l’on retrouve sur Youtube. Chaque reportage traite de sujet dès plus sérieux et attire des commanditaires tout aussi sérieux et fortunés. Les entrevues vidéo d’entreprises auraient-elles un avenir sur le Web ?
La presse gratuite a déjà changé la donne dans les rues de Montréal. Un journal comme metro, principalement lu dans les transports en commun, a encré l’idée que l’information quotidienne ne doit pas forcément être payante. Il est certain que les articles de metro sont loin des fines analyses du Devoir ou de la Gazette. Mais, ces textes font bonne figure face à certaines colonnes du Journal de Montréal.
De là se pose la question de la gratuité du contenu sur Internet. Les dernières innovations dans le domaine des régies publicitaire en ligne nous donnent un indice sur l’évolution du secteur. Certains à Montréal, comme la jeune pousse Praized et le groupe de presse Médias Transcontinental, ont déjà choisi leur camp. L’information sur Internet a de la valeur à leurs yeux, particulièrement celle présente sur les blogues.
Au final, peut-on encore baser son plan d’affaires sur l’accès payant à l’information sur le Web ? Qu’en pensez-vous ?


One Comment
Je pense que les deux peuvent coexister. L’information qui est déjà publiée dans les journaux gagne à être offerte à tous contre des revenus publicitaires. Par contre, les médias disposent d’une foule d’informations non publiées (à commencer par leurs sources, leurs documentations interne, les fichiers audio ou vidéo non montées de leurs entrevues et les planches de leurs reportages photo) qui pourraient intéresser les consommateurs individuels ou corporatifs en quête d’information privilégiée. Une information au “code source ouvert”, en quelque sorte. Rendre toutes ces données disponibles en ligne entrainerait des coûts supplémentaires qu’un accès payant pourrait potentiellement couvrir. Le travail et les choix éditoriaux des journalistes deviendraient en outre beaucoup plus transparents.